Ibouyen travaille avec les rêves, les symboles et la langue amazighe – des savoirs déformés et effacés par le monde extérieur.
Sa pratique se concentre sur l’ombre, les rêves et la couleur, explorant l’imagerie tirée de l’inconscient. Les formes et les signes s’engagent avec la mémoire et l’intuition. Le bleu occupe une place centrale – non pas comme couleur, mais comme protection et profondeur, une dimension spirituelle.
Son œuvre existe en suspension, occupant des seuils.
Elle suspend le moment entre des forces opposées qui ont besoin l’une de l’autre : féminin et masculin, lune et soleil, blessure et arme.
Elle suspend l’espace liminal entre le sommeil et l’éveil, entre le symbole et le langage, entre ce qui émerge de l’inconscient et ce que la clarté va remodeler.